sept mois de l’année 2025, phrases du journal






Après-midi avec Inès, session de journaling, bavardages, je lui présente la Régulière. Ce matin, les passagèr·es de la Madleen capturé·es par Israël. Journée de travail où je cours partout. Moi je dis que je parle trop vite, à nous deux on fait une moyenne. Messages qui m’apaisent et me tourmentent à la fois. Je lui dis que je suis désolée. Nous nous quittons quelques minutes après et j’ai l’impression qu’elle n’a pas été délestée d’un gramme. Orage. La chaleur monte. La Normandie est hors du temps. C’était notre mini ile. C’est une petite personne pâle et triste. Quai des songes. C’est tellement dur, plusieurs fois mon cœur s’est serré pour elle. Des pièces avec des caractères différents. Les derniers jours d’août se confondent. La maison, ses miroirs et ses fantômes. Soirée inattendue mais douce. Appel de Nine alors que je rentre, très agréable. Très fière et reconnaissante. Réveillée par la pluie torrentielle. J’interprète cela comme une attaque de ce qu’elle devine être ma safe place. Barber Shop Chronicles à la MC93, incroyable. On a fait du pesto et des sablés aux fleurs avec les enfants. L’année prochaine, déjà la maternelle…Une étudiante me remercie au moment des questions. C’est assez horrible mais j’admets que cela me soulage un peu. Il pleut et mon appareil ne fonctionne plus. Il me raconte les histoires déjà plusieurs fois racontées, avec les mêmes mots. J’aime la facilité et le fond de nos échanges. Plusieurs personnes me diront « mais comment tu vas faire ? » là où j’aimerai seulement que quelqu’un·e m’envoi chez moi. L’impression que mes poumons sont en feu. Son soutien me rassure. Bonne tension. Je rentre tard, personne n’a vu le temps passer. Est-ce qu’à force de courir partout on peut entrer en combustion ? Les fameux Marines sont arrivés. Ce monde qui n’est pas le mien. Froid glacial quand je rentre avec les filles.
